Les finances,
en clair.
La dette publique, de 1958 à 2025. Une colonne par année, une couleur par président. Faites défiler.
Chaque bande est un mandat. Couchons-les : la hauteur devient la dette, rapportée à la richesse produite chaque année (le PIB).
Au plus bas en 1969 : 14,4 % du PIB.
2020, le Covid : 16,7 points de PIB de dette en plus, en une seule année.
En 2025 : 115,7 % du PIB, soit 3 460 milliards d’euros.
Source : INSEE, comptes nationaux base 2020 (dette au sens de Maastricht) ; avant 1978, estimation FMI
Depuis 1975, toujours en déficit
Chaque barre est le déficit d’une année, en part du PIB. Sous la ligne, l’État, la Sécurité sociale et les collectivités ont dépensé plus qu’ils n’ont perçu ; la partie foncée, ce sont les intérêts de la dette.
Source : INSEE et Eurostat, besoin de financement des administrations publiques ; intérêts versés
Le prix de la dette
En 2025, les administrations publiques ont versé 66,6 milliards d’euros d’intérêts, 2,2 fois plus qu’en 2020. À côté des grandes missions de l’État, voici ce que pèse la charge de sa propre dette.
Source : Eurostat et INSEE (intérêts des administrations publiques) ; lois de règlement (missions de l’État)
Où vont 100 € de l’État
Cent pièces, réparties comme les dépenses du budget général (hors remboursements d’impôts). Changez d’année pour voir les priorités glisser.
Source : Lois de règlement, crédits de paiement exécutés, budget général de l’État
Qui paie les retraites ?
Le système est financé par répartition : les cotisations des actifs paient les pensions du moment. Ce qui compte, c’est donc le nombre d’actifs pour un retraité.
Jusqu’en 2002, seul le régime général des salariés publie ce compte ; ensuite, le Conseil d’orientation des retraites le donne pour tous les régimes. Les deux ne se raccordent pas : le régime général est plus bas par construction.
Ce que ça coûte
Les pensions représentent environ 14 % de la richesse produite chaque année. Quand les dépenses passent au-dessus des ressources, le système est en déficit. Au-delà de 2025, ce sont les projections du COR à législation inchangée.
Tout dépend de la croissance
Le COR fait tourner plusieurs scénarios. Plus la productivité progresse, plus les salaires et donc les cotisations augmentent, et plus le déficit se réduit. Choisissez un scénario :
Convention « à législation inchangée » : l’État équilibre chaque année les régimes de ses fonctionnaires, si bien que leurs ressources baissent avec leurs dépenses. Avec un effort de l’État constant, le COR estime le déficit de 2070 à 1,5 % du PIB au lieu de 2,4 %.
Source : Conseil d’orientation des retraites, rapport annuel 2026, projections ; CNAV, régime général
Ce qu’il reste aux ménages
Le pouvoir d’achat, c’est ce que rapportent les revenus une fois l’inflation déduite. Chaque barre est son évolution sur un an : il n’a reculé que quelques fois en soixante ans.
Source : INSEE, pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages
Se loger a remplacé se nourrir
Source : INSEE, consommation effective des ménages par fonction