La richesse,
en clair.

En 1987, le magazine Forbes comptait 140 milliardaires en dollars dans le monde. En 2026, 3 428. Faites défiler : chaque cercle grandit avec le nombre de milliardaires du pays.

1987    

    Sources : Forbes, « The World’s Billionaires » (listes 2010-2026, frise 1987-2012) ; Peterson Institute, 2001. Avant 2005, Forbes ne publie pas toujours la répartition complète par pays.

    Le poids des milliardaires

    En 2026, 3 428 milliardaires, soit un adulte sur 1,6 millions, détiennent 3,9 % du patrimoine des ménages du monde. Leur fortune cumulée équivaut à 17 % de toute la richesse produite en un an sur la planète (le PIB mondial). Choisissez ce que vous comparez.

    Fortune cumulée de la liste Forbes de l’année (établie en mars) rapportée au patrimoine net des ménages et au PIB de l’année précédente, en dollars courants. Depuis 2024, UBS ne publie plus de total mondial mais 56 marchés (environ 92 % du patrimoine) : la série est tracée à part. En France, la fortune Forbes est convertie en euros au taux de la BCE ; les 500 fortunes du classement Challenges comptent aussi des fortunes de moins d’un milliard.

    Sources : Forbes ; UBS / Credit Suisse, Global Wealth Databook ; UBS Global Wealth Report ; Banque mondiale (PIB) ; World Inequality Report 2022 ; INSEE (patrimoine des ménages) ; Challenges, via l’Observatoire des inégalités

    Les millionnaires

    En 2025, 58 millions d’adultes possèdent au moins un million de dollars : 1,5 % des adultes du monde, qui détiennent 48 % du patrimoine. À l’autre bout, plus de quatre adultes sur dix ont moins de 10 000 dollars. La pyramide se lit de haut en bas : à gauche la part des adultes, à droite la part du patrimoine.

     

    Combien de millionnaires, pays par pays

    Patrimoine net (actifs financiers et immobiliers, moins les dettes) d’au moins un million de dollars courants ; les variations mêlent l’évolution des fortunes et celle des taux de change. Chaque année est celle de sa première publication ; UBS révise souvent ses estimations d’une édition à l’autre. Valeurs de mi-année jusqu’en 2019, de fin d’année ensuite.

    Sources : Credit Suisse puis UBS, Global Wealth Report et Databook (2010-2026) ; millionnaires par pays

    Qui possède quoi

    En France, en 2024, les 10 % d’adultes les plus riches détiennent 60 % du patrimoine (logement, placements, entreprises, moins les dettes). La moitié la moins dotée en détient 5 %. Chaque courbe est la part d’un groupe, depuis 1800.

    Avant 1900 (1913 aux États-Unis), les points espacés sont des reconstitutions de long terme. Le partage est égal entre conjoints ; adultes de 20 ans et plus.

    Source : World Inequality Database (WID.world), fichiers complets

    1 086 ans de SMIC

    En 2024, le dirigeant le mieux payé du CAC 40, Francesco Milleri (EssilorLuxottica), a perçu 23,1 millions d’euros. Un salarié au SMIC à temps plein mettrait 1 086 ans à gagner autant. Chaque carré est une année de SMIC.

    0 années de SMIC

    Sources : Proxinvest, rapport annuel sur la rémunération des dirigeants ; INSEE, séries longues du SMIC

    Combien de salaires minimum pour un grand patron

    Aux États-Unis, un PDG des 350 plus grandes entreprises gagnait 21 fois le salaire d’un employé typique en 1965, 281 fois en 2024. En France, les rapports de Proxinvest ne remontent qu’aux années 2000. Cliquez sur un pays pour l’afficher ou le masquer.

    France : rémunération totale (fixe, variable, actions) selon Proxinvest, rapportée au SMIC brut annuel à temps plein. États-Unis : rémunération réalisée des PDG selon l’EPI, rapportée au salaire minimum fédéral sur 2 080 heures, ou au salaire d’un employé typique de leur secteur. Les années sans rapport restent vides.

    Sources : Proxinvest ; INSEE (SMIC) ; Economic Policy Institute (PDG) ; Department of Labor (salaire minimum) ; BLS (prix)

    Le salaire médian et la fortune des 0,1 %

    Inflation déduite, de 1980 à 2023, le salaire médian français a été multiplié par 1,19 ; le patrimoine moyen des 0,1 % les plus riches, par 6,4. Aux États-Unis : 1,16 contre 8,7. Les deux courbes partent de 100 à l’année choisie.

     

    France : salaire net annuel médian des salariés à temps complet (INSEE). États-Unis : salaire hebdomadaire médian des salariés à temps plein (BLS). Patrimoine net moyen par adulte des 0,1 % les plus riches (WID). Tout en monnaie constante.

    Sources : INSEE, séries longues des salaires ; BLS, salaire hebdomadaire médian ; WID.world ; INSEE (prix) ; BLS (prix)

    La Bourse, depuis le premier jour

    Le Dow Jones valait 31,45 points à sa création en 1896 ; 52 215 en octobre 2026. Échelle logarithmique : une même hauteur représente une même multiplication. Passez en base 100 pour comparer les indices au salaire médian depuis une même date.

    Clôture du dernier jour de chaque mois, dividendes non compris (sauf le DAX, qui les réinvestit). Le S&P de Shiller est une reconstitution depuis 1871, en moyennes mensuelles ; avant 1914, le Dow Jones est raccordé par MeasuringWorth. Le CAC 40 n’est disponible librement que depuis mars 1990 ; la série OCDE couvre le marché français depuis 1955.

    Sources :

    Les géants de la Bourse

    Fin 2025, les 50 plus grandes entreprises cotées du monde valaient ensemble 43 928 milliards de dollars, 16 fois plus que fin 1996. Les 50 plus grandes françaises : 2 565 milliards d’euros fin 2025, contre 981 fin 2005. Faites glisser l’année pour voir le classement changer.

    Les quinze premières, année par année

     

    Capitalisation de fin d’année, en dollars (monde) ou en euros (France) courants, sans correction de l’inflation. 2006-2014 : classements publiés par le Financial Times ; 2023-2025 : relevés de companiesmarketcap ; autres années : reconstitution à partir des historiques de capitalisation de 262 sociétés, y compris disparues. Avant 2000, la reconstitution sous-estime le total d’environ 11 à 13 % (tracé en pointillé). Le pays est celui du siège retenu par companiesmarketcap (Airbus et Stellantis aux Pays-Bas, par exemple).

    Sources : Financial Times, FT Global 500 ; companiesmarketcap ; Banque mondiale (capitalisation des marchés) ; BCE (actions cotées françaises)

    Ce que les plus riches ne paient pas

    En 2016, les 75 foyers les plus riches de France ont perçu 47,6 milliards d’euros de revenu économique (en comptant les bénéfices restés dans leurs sociétés) et payé 26 % d’impôts, tous prélèvements compris. Les 0,1 % les plus aisés payaient 46 %. Au même taux, ces 75 foyers auraient versé 9,4 milliards d’euros de plus, soit 13 % de ce que rapportait l’impôt sur le revenu cette année-là.

    9,4 milliards d’euros par an

    qui manquent chaque année, pour 75 foyers

    Calcul : (taux de comparaison − taux effectif) × revenu économique, à comportements inchangés ; l’étude de l’IPP ne publie pas de montant en euros. Le taux effectif comprend l’impôt sur les sociétés payé par leurs sociétés, y compris à l’étranger. Données 2016, avant le prélèvement forfaitaire unique et la fin de l’ISF.

    Sources : Institut des politiques publiques, note n° 92 (revenus et taux, 2016) ; Cour des comptes (recettes 2016)

    Un impôt plancher de 2 % sur les très grandes fortunes

    Adopté par l’Assemblée nationale en février 2025 puis rejeté, cet impôt minimum sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros a donné lieu à des estimations très différentes, selon qu’on suppose ou non que les contribuables visés réagissent (départs, optimisation). Chaque ligne est une estimation publiée.

    Barre : fourchette publiée ; point : estimation centrale ; cercle vide : rendement avant réactions des contribuables. En rouge, les estimations qui supposent que rien ne change ; en bleu, celles qui intègrent départs et optimisation.

    Sources :

    Ailleurs

    D’où vient l’écart : le taux d’imposition, groupe par groupe

    En France, en 2016, le taux monte avec le revenu jusqu’à 46 % autour des 0,1 % les plus aisés, puis redescend à 26 % pour les 75 foyers les plus fortunés, dont l’essentiel du revenu reste dans leurs sociétés. Aux États-Unis, en 2018, les 400 plus hauts revenus payaient 23 %, les 10 % du bas 26 %.

    France : foyers classés par revenu économique (revenu fiscal, bénéfices non distribués des sociétés qu’ils contrôlent, cotisations non contributives) ; impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, ISF, impôt sur les sociétés de leurs sociétés ; l’étude ne couvre que les 10 % les plus aisés. États-Unis : tous impôts (fédéraux, États, locaux, y compris taxes à la consommation) rapportés au revenu national avant impôt, par adulte.

    Sources : Institut des politiques publiques, note n° 92 (2023) ; Saez et Zucman (États-Unis)

    Expliciter les faits.

    Toutes les valeurs viennent des sources citées sous chaque graphique ; les trous des séries sont laissés vides.