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Changement climatique

Ce dossier part d’une question — les projections du GIEC tiennent-elles ? — et va la vérifier dans les relevés. Il ne discute pas du réchauffement, il le mesure. Chaque page part de données brutes, Météo-France et GHCN-Daily, et montre le calcul jusqu’au bout, y compris là où les données manquent. Les moyennes cachent l’essentiel : c’est dans la queue de la distribution, les jours extrêmes, que le climat a déjà changé.

Les pages du dossier

Projections et mesures · 1990–2021Les prévisions du GIEC, rapport par rapportCe que chaque rapport du GIEC annonçait, mis en regard de ce qui a été mesuré depuis. La question que le reste du dossier prolonge.France · 14 postes · 1922–2026Les jours à plus de 35 °CUn siècle de relevés, et une histoire en trois temps : un entre-deux-guerres déjà chaud, un creux au milieu du siècle, puis un décrochage après 1990.Bordeaux · 1880–2026Au-dessus de 40 °CAucune journée à 40 °C entre 1921 et 2002. Douze depuis, dont sept pour la seule année 2026. Un seuil qui n’existait pas est devenu ordinaire.Régions du GIEC · AR4 à AR6Ce que le GIEC prévoyait chez nousLe GIEC ne prévoit rien pour « la France » : ses régions coupent le pays en deux, à 45° N dans AR6 et à 48° N dans AR4. Voici les projections des deux morceaux, face aux relevés.Quatre échelles · 1880–2025Du local au globalPourquoi « +1,5 °C » ne ressemble pas à ce que dit votre thermomètre : Bordeaux, la France, l’Europe et le monde superposés sur une même référence.Incendies · 1973–2025Les surfaces brûléesElles ont plus que doublé en dix ans — mais pas là où on les attend. Ce que mesure vraiment un hectare brûlé, et où le risque s’est déplacé.Outil · Bordeaux et ParisUne année, jour par jourChoisissez une ville et une année : la courbe des maximums et des minimums du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre, posée sur la normale. Paris remonte à 1816.

Comment c’est fait

Sources. Météo-France, « Données climatologiques de base — quotidiennes », publiées en Licence Ouverte 2.0 sur data.gouv.fr, pour Bordeaux et Paris — 127 101 relevés journaliers stockés en base. GHCN-Daily (NOAA), qui rediffuse les relevés Météo-France, pour le panel national de quatorze postes.

Aucune donnée reconstituée. Quand le réseau s’effondre — la guerre, un poste déplacé, une archive qui ne donne que les maximums — les graphiques laissent un trou gris plutôt qu’un chiffre inventé, et les moyennes mobiles ne traversent pas ces trous.

Une précaution. Les relevés ne sont pas homogénéisés. Les postes ont bougé, les abris ont changé, et les observatoires de centre-ville d’avant-guerre mesurent l’été plus chaud que les postes d’aéroport qui leur ont succédé — 1,4 °C d’écart mesuré à Bordeaux sur trente-cinq ans de recouvrement. Chaque page dit où cela compte.

Jusqu’où on peut remonter. En températures quotidiennes, pas jusqu’à 1850 partout : Paris commence en 1816, Bordeaux en 1880, et il faut attendre les années 1920 pour un réseau assez dense à l’échelle du pays. Les séries plus anciennes n’existent qu’en moyennes mensuelles, qui ne permettent pas de compter des jours au-dessus d’un seuil.