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Changement climatique

Ce dossier part d’une question — les projections du GIEC tiennent-elles ? — et va la vérifier dans les relevés. Il ne discute pas du réchauffement, il le mesure. Chaque page part de données brutes, Météo-France et GHCN-Daily, et montre le calcul jusqu’au bout, y compris là où les données manquent. Les moyennes cachent l’essentiel : c’est dans la queue de la distribution, les jours extrêmes, que le climat a déjà changé.

Les pages du dossier

Comment c’est fait

Sources. Météo-France, « Données climatologiques de base — quotidiennes », publiées en Licence Ouverte 2.0 sur data.gouv.fr, pour Bordeaux et Paris — 127 101 relevés journaliers stockés en base. GHCN-Daily (NOAA), qui rediffuse les relevés Météo-France, pour le panel national de quatorze postes.

Aucune donnée reconstituée. Quand le réseau s’effondre — la guerre, un poste déplacé, une archive qui ne donne que les maximums — les graphiques laissent un trou gris plutôt qu’un chiffre inventé, et les moyennes mobiles ne traversent pas ces trous.

Une précaution. Les relevés ne sont pas homogénéisés. Les postes ont bougé, les abris ont changé, et les observatoires de centre-ville d’avant-guerre mesurent l’été plus chaud que les postes d’aéroport qui leur ont succédé — 1,4 °C d’écart mesuré à Bordeaux sur trente-cinq ans de recouvrement. Chaque page dit où cela compte.

Jusqu’où on peut remonter. En températures quotidiennes, pas jusqu’à 1850 partout : Paris commence en 1816, Bordeaux en 1880, et il faut attendre les années 1920 pour un réseau assez dense à l’échelle du pays. Les séries plus anciennes n’existent qu’en moyennes mensuelles, qui ne permettent pas de compter des jours au-dessus d’un seuil.